A VOIR ABSOLUMENT...

REGRET DANS LA PEAU

L’ Afrique… Continent aux mille richesses enviées par tant de pays ? Ces mêmes pays où l’africain veut s’exiler Itinéraire d'un africain qui rêve d'ailleurs, cet ailleurs inaccessible, que l'on voit  dans les médias. Partir à tout prix, abandonner ses racines, ses traditions  pour un monde que l'on pense meilleur.  Vouloir être heureux  quitte à mettre sa vie en jeu mais surtout ne pas renoncer  « Avancer, c’est mourir ; reculer, c’est mourir. Alors, mieux vaut avancer et mourir,,,,».  A travers un langage corporel mêlant danse contemporaine et danse traditionnelle africaine, le danseur chorégraphe donne à voir les multiples émotions, réactions et pensées, parfois contradictoires, qui le traversent au cours de son voyage. Ce solo rythmé par les sonorités cristallines de la kora et des mélopées africaines nous questionne sur le sens profond de ces migrations

NOMADES

Le nomade n'est pas hors mais dans le monde, il est la figure mythique du désir de dehors.

 

Le nomadisme est une voie médiane, quête d'un juste milieu qui est à la mesure de l'homme.

 

La route est un lieu de passages, donc de brassages et de métissages. Touristes et nomades, errants et mendiants, hommes d'affaires et hommes de lettres, artistes, émigrés et immigrés, pour tous, la mobilité explose dans tous les sens et jette pêle‐mêle sur les routes nantis et démunis, routards volontaires et forçats de la route.

 

Les nouveaux habits de la mobilité changent de couleur et empruntent aujourd'hui d'étranges détours : réfugiés politiques, migrants du labeur, nomades du loisir, les raisons du voyage sont rarement les mêmes.

 

On part toujours autre part pour découvrir l'autre part de soi ainsi que la part de l'autre dans un ailleurs éphémère.

 

Incontestablement, nous devenons aussi nomades sans le vouloir, bon gré mal gré, par simple mais terrible manque d'enracinement, en raison aussi d'une évasion du sens et d'une inquiétante absence de projets. Victime consentante ou contrainte de ce nomadisme ambigu, l'homme contemporain est poussé au déracinement, sorte de nouvelle errance née de l'économie de marché.

 

Cris

Solo de 10 mn 

 

Tout public

 

 

 

Une réflexion dansée à propos d ’Eau…Osciller entre abondance et sècheresse…

 

Jusqu’à la dernière goutte…

 

 

 

Conférence dansée de 1h :

 

Solo suivi d’une conférence et d’un débat avec le public

 

SOIS REEL

Sois réel » nous parle de départ, celui d’un homme qui, égaré dans son monde intérieur, dialogue avec l’ombre de son rêve et l'écho de son histoire. Déchiré entre deux monde, dans la lumière crue de ses espoirs il transporte ses voix, ses jeux, ses colères, ses désespoirs. d’un monde à l’autre …y croire,

pour aller plus loin, plus prés, plus fort…, pour exister…transgresser la limite,. Rendre réel l’inaccessible rêve… Pape Amath N’Diaye transcende l’espoir et le chaos, noue sa voix aux cordes de sa guitare, écho de l’âme, et résonne de l’intérieur…

C’est la question posée de l’identité, et du réel, dans un monde qui nous impose à l’extrême de se caller dans « une sorte » d’image de soi appartenant à une catégorie, classifiée, répertoriée, justifiée, nettoyée de son ambiguïté, ce lieu là, où justement tout se passe, de l’être double que nous sommes, ou triple et plus encore, et de cet incessant va et vient de l’apparence à l’ « être ».

« Sois réel » nous porte là, entre deux, dans l’interstice du monde, dans la caverne des ancêtres et des êtres à venir réunis hors du temps, dans les lieux souterrains et flamboyants de la mémoire et de l’espoir, raconte l’autre Histoire réécrite par le corps.

Et dans le présent vibrant de ce corps en voyage, l’homme ploie et déploie ces forces qui le traversent, le poussent et le transcendent… un passage initiatique et une danse inspirée, sans concession, donnée à bout de souffle… un être réel

  1. « CARTES SUR TABLE »

Création 2018/2019
solo
Danse Contemporaine
Chorégraphie / Interprétation Gahé Bama
Lumière / Patrick Ponchant

 

 Note d'intention :
Ma vie avance et avec elle mon regard sur la société s’affine.
Passer de ville en ville de pays en pays et croiser le monde d'ici et d'ailleurs.
Mon regard est percuté par ces yeux perdus, ceux qui se détournent, ceux qui voient et ceux qui ignorent!
Je me questionne sur la complexité des rapports humains et l’incapacité à communiquer, à se livrer sans fard.
Pourquoi faut il toujours craindre le politiquement correct et s'obliger à porter des masques pour se sentir inséré.
La fausseté des rapports nous entraîne vers une inhumanité, faite de masques et de faux semblants
Cartes sur table c’est un coup de gueule une invitation à se mettre à nu, à oser être soi et à en être fier!
La danse comme exercice de survie, arme d'une critique sociétale, d'une guerre contre les apparences et les postures.
Raconter notre vie ordinaire et non pas une œuvre d’art réservée à une élite mais une pratique populaire de l’art où chacun peut puiser une forme
sensible et s’y reconnaître, ne plus subir les injonctions à se conformer mais construire sa différence, retrouver sa subjectivité.
Danser les forces organiques qui nous traversent et non des formes légitimées, académiques et officielles.

 

Synopsis de la pièce
«  Selon que vous serez pauvres ou puissant la société vous fera noir ou blanc!»
La disqualification sociale serait-elle une fatalité?  L'homme serait il toujours mauvais ?
Pour contrer cette humiliation et rentrer dans la bonne case, l'homme est obligé de se méfier, de cacher son humanisme, son désir de
reconnaissance .
L’apparence peut être trompeuse, les rapports sonnent faux. Entre pardon, trahison, vengeance, mensonges les limites sont ténues. Il faut
endosser différents costumes pour masquer sa véritable identité, pour ne pas subir l’intolérance, le jugement.
Cartes sur table traite de la difficulté à vivre dans des relations ouvertes sans faux semblants!
Être dans la société ou être dehors .
A travers ce solo, en noir et blanc, le danseur chorégraphe nous donne à voir tout son questionnement et sa colère sur cette humanité qui se
lézarde.